Au : G1000 : déjà merci et bons débats!
Par Sarah le jeudi 10 novembre 2011, 14:11 - Edito - Lien permanent
Ce vendredi 11 novembre, se réunissent 1000 citoyens pour débattre, réfléchir et proposer des solutions à certains enjeux de société.
Un panel citoyen de cette ampleur, c'est, une première dans notre pays. Une première enthousiasmante. Bien sûr, aucun processus n'est parfait, certains expriment des critiques ou des doutes légitimes et qui enrichissent la réflexion sur un telle organisation. Doutes et critiques que je peux comprendre, voire partager, pour certaines, je pense, notamment aux questions justement posées par Henri Goldman sur son blog. Malgré ces questions, pour ma part, je ne peux qu'applaudir des deux mains cette initiative!
En effet, il y a moins d'un an, à l'occasion annuelle des voeux que le parti adresse à la presse, j'avais axé tout mon discours sur la nécessité urgente de réenchanter le politique et de retisser les liens trop distendus entre le politique et les citoyens. Voici quelques extraits choisis de ce texte (que vous pouvez lire au complet ici :
(...) Mais dans ce contexte, où le ras-le-bol est généralisé, comment réenchanter la chose politique, comment faire vivre la démocratie ?
Si Le politique, (les hommes, les femmes politiques) ne doit pas offrir , ni encore moins vendre, du rêve aux citoyens, comment faire en sorte que La politique permette un imaginaire orienté vers un futur désirable ? Non je dis que ces expressions ont fait du bien parce qu’un projet de société, un projet politique ne peut pas se construire uniquement entre politiques. Il se construit avec l’ensemble des acteurs de la société, avec chaque citoyen.
Et le contact entre les politiques et les autres ne doit pas se faire qu’au moment des élections.
On ne demande pas à tout le monde de négocier ni de légiférer. Non il s’agit ici, de créer ensemble la forme qu’on donne à un imaginaire collectif. Ensuite chacun le remplit avec sa fonction, son rôle et ses responsabilités.(...)
Deuxièmement, le fossé aussi entre les citoyens et les politiques. Ce n’est pas nouveau mais cette crise à répétition et interminable n’a rien arrangé.
Une citoyenne s’exprimant cette semaine dans un journal francophone trouvait sa génération trop endormie. « Nous à trente ans, nous n’avons pas encore eu peur. Or parfois celai aide à agir » dit-elle.….
Faut-il connaître la peur pour créer une conscience et un combat collectifs ? Faut-il Connaître la dictature pour donner l’envie de la démocratie et réveiller une conscience collective ?
Dans une démocratie où les conflits se règlent (ou perdurent) à coup de compromis plutôt qu’à coups de matraque ou de feu, ne peut-on pas imaginer que le débat politique soit un débat réel et passionnant où chacun puisse y puiser l’inspiration pour créer ensemble notre société ?
Je voudrais rendre hommage à toutes celles et ceux qui rendent le rêve réel. Dans la lumière ou dans l’ombre, à l’échelle d’un pays comme à celle d’une famille. A toutes ces personnes qui se battent au quotidien pour que leur vie et celle des autres soit meilleure.
(...) Au moment de fêter nos trente ans, nous avons estimé important de saisir l’occasion de se poser collectivement un certain nombre de questions qui vont nous faire encore grandir et avancer.
Des questions cruciales autour des tensions ou des dilemmes qui traversent la société d’aujourd’hui et de demain. Et auxquelles le projet écologiste doit répondre et améliorer sans cesse ses réponses.Pensons à la nouvelle crise alimentaire, conséquente au tout à la finance, à la crise économique et financière, et aux politiques agricoles et énergétiques trop tournées sur le bénéfice à court terme.
(...) Ce processus se veut participatif à deux titres.
Réinterroger, revivifier la démocratie interne pour un parti qui a doublé son nombre de membre en 5 ans et qui participe à trois gouvernements, et qui a au cœur de son projet la démocratie participative, car c’est essentiel.
Ce processus se veut aussi ouvert. A l’écoute et en co-construction avec les acteurs de terrain. Pour donner du souffle, pour prendre de l’élan, pour réenvisager tous les possibles pour permettre la transition écologique de la société.
Réenvisager tous les possibles, c’est aussi se réenchanter.
Et si c’était ça nos vœux pour 2011, que chacun puisse trouver la voie, son chemin pour réenchanter la Belgique, réenchanter la société.
Et rappeler combien d’énergie un nombre incalculable de citoyens de ce pays y consacre.
Depuis, nous avons lancé les Rencontres de l'écologie politique. mais c'est évidemment à notre échelle et totalement insuffisant pour rénover le processus démocratique. Toute initiative innovant, cherchant, stimulant la participation citoyenne est à encourager.
Sans présager des résultats tant méthodologiques que de fonds, je remercie donc déjà les initiateurs du G1000 et nous invite, nous acteurs politiques à être attentifs à ce qui va ressortir de ce processus, tant sur la méthode qui peut nous inspirer là où nous sommes à la manoeuvre que sur le propositions qui seront formulées. Je vous invite tous également à participer demain via leur site à ce panel sans précédent.