et maintenant?
Par Sarah le mercredi 23 juin 2010, 09:56 - Edito - Lien permanent
Les élections se sont passées. Avec un message clair des électeurs: La NVA et le PS doivent, au minimum se parler et tenter de trouver un accord, sur une coalition, sur un programme institutionnel, sur un programme socio-économique. Les autres? A part la famille écologiste (Ecolo qui se tasse un peu et Groen qui gagne un siège) qui se stabilise, les autres partis politiques présents au Parlement atteignent leur plancher historique. LA NVA et le PS ont donc entièrement les mains libres pour choisir leur coalition.
Pour Ecolo, si nous consolidons notre rapport de force au Parlement fédéral, il ne faut pas nous voiler la face, un grand nombre des électeurs qui avaient voté pour nous en 2009, en ont décidé autrement cette année. Bien entendu, il y a le contexte. Mais il s'agira pour nous d'entendre ce message et d'ajuster notre propos. Non pas de revoir notre projet, mais plutôt notre façon de le communiquer . Car notre projet reste toujours le seul qui permette de répondre aux défis sociaux et économique tout en prenant compte de la finitude des ressources de notre planète et de sa fragilité.
Pour ma part, j'ai dû gérer pour la première fois en tant que coprésidente cette campagne inattendue. Etant en fonction depuis 7 mois seulement, ce ne fut pas simple. Néanmoins,j'ai participé à de nombreux débats très intéressants (devant des étudiants, au MOC,...) et pour lesquels j'ai eu des retours positifs. Mais un seul débat a retenu l'attention, et encore pas le débat dans son entièreté (où finalement cela s'est bien passé pour un premier débat face aux 3 autres présidents de partis), un moment de 2 minutes, qui est celui où Joelle Milquet prend le rôle du journaliste et me pose un question à laquelle je ne veux pas répondre. Ca fait un buzz... Je n'en sors pas gagnante, certes mais Joelle Milquet non plus. Cet incident ne m'a pas fait perdre ma conviction, que du contraire. J'ai reçu énormément de messages de soutien (de militants mais aussi d'auditeurs). Je reste persuadée qu'on peut faire une campagne électorale, se démarquer des autres partis de façon positive et constructive. Moi ce qui m'intéresse n'est pas de tenter de démolir l'autre, l'adversaire, ni même d'aller voir dans son programme ce qui pourrait faire peur aux gens. Moi, ce qui m'intéresse, c'est de convaincre les gens que le projet que nous, écologistes portons vaut la peine de recevoir la confiance de l'électeur (pour la raison que je cite plus haut).Sans naïveté, je veux tenter une parole vraie, sans mauvaise foi, sans slogan vide. Ceci dit, cela ne doit pas m'épargner d'apprendre à "débattre" et à pouvoir répondre en débat aux autres. Mais quoiqu'en disent certains, je sors renforcée de cette élection. Parce que l'expérience est enrichissante et parce que les électeurs d'écolo m'ont fait confiance (j'ai nettement amélioré mon score personnel).
Je ne vais pas m'étendre plus ici sur mon cas personnel. Ce qui compte, c'est qu'Ecolo puisse continuer à convaincre, à avoir un rapport de force permettant de faire avancer la transition écologique de la société (la solidarité ici, la solidarité ailleurs, la solidarité avec les générations futures. La prospérité pour toutes et tous, redéfinie par des indicateurs alternatifs au seul PIB, la prospérité qui prend en compte les limites de notre planète, les limites du tout au marché).
Nous verrons dans les jours (semaines?) qui viennent si nous sommes amenés à participer à un gouvernement fédéral. Quoiqu'il en soit, l'été est bien là, qu'il nous aide, moi, ecolo, vous, à nous ressourcer. Bonnes vacances si vous en avez!