Vendredi 20 novembre, j'ai donc été désignée par le Conseil de Fédération co-présidente d'Ecolo en remplacement d'Isabelle durant, aux côtés de Jean-Michel Javaux, pour terminer le mandat en cours (jusque 2011).

La tâche n'est pas simple. Du haut de mes 36 ans et de mes 6 petites années d'engagement chez Ecolo, je n'ai évidemment pas la prétention d'apporter à la co-présidence un savoir, une expérience et une vérité qui lui auraient manqué.

Alors que vais-je apporter? Sans doute justement mon parcours atypique me permettra-t-il d'apposer un regard neuf, mais non exclusif, sur la façon d'aborder les réflexions et les positionnements.

Dialogue et convictions sont les deux mots-clés qui me font avancer et me guideront dans ce mandat. Sur base des convictions que nous avons tous en nous, le dialogue doit permettre des solutions démocratiques et durables.

Si j'ai la conviction profonde que nous ne pouvons plus continuer à "réparer" les conséquences négatives d'un système économique qui a montré toutes ses limites, j'ai la conviction aussi que la transition vers un nouveau système économique, redéfinissant la prospérité et permettant le bien-être pour tous, dans le respect des capacités et des limites de notre environnement, cette transition donc nécessite un travail de dialogue entre les différents acteurs. La solution,le projet de société vers laquelle nous devons tendre ne se construit pas tous seuls, chacun dans son coin et les écologistes dans leur fief et leurs utopies. Les solutions seront applicables et durables si elles sont le fruit d'un dialogue et d'une compréhension mutuelle.

Si j'ai la conviction que la Belgique est une réalité non dépassée et que nous ne pouvons plus laisser pourrir le dossier de BHV et de la réforme institutionnelle car il pèse sur l'ensemble de la vie politique, alourdissant la dynamique d'un gouvernement en proie à d'autres défis plus importants que sont l'augmentation du chômage, la crise climatique, l'éducation, les pensions,.... et renforcement un climat de méfiance et d'éloignement entre les deux grandes communautés du pays, j'ai la conviction profonde que nous n'y arriverons qu'à l'épreuve de l'humilité de chaque parite d'accepter de ne pas détenir l'unique vérité et d'accepter un réel dialogue. La solution ne pourra être que négociée et équilibrée et ce ne sont pas que des mots.

Pour évoquer un troisième exemple, je pourrais citer l'enjeu de la fracture sociale et culturelle de Bruxelles, mais celui-là, je l'ai déjà évoqué dans de nombreux autres billets.

Ces mêmes-mots clés guideront aussi le travail de la mission interne de la co-présidence.

J'en parlerai régulièrement ici.