Quand le défi de la mixité sociale rencontre celui du manque de places dans les écoles bruxelloises
Par Sarah le lundi 26 octobre 2009, 08:00 - Ecole - Lien permanent
Ce mardi 27 octobre, j'interrogerai la Ministre Marie-Dominique Simonet sur la prise en compte dans le nouveau décret inscription de la problématique du manque de places dans les écoles de la région bruxelloise. Le texte complet de mon interpellation est en pièce jointe. Je vous informerai de la réponse reçue.
Le problème du manque de places que connaissent certaines écoles bruxelloises risque de croître durant les dix années à venir du fait de la croissance démographique importante attendue (170.000 habitants supplémentaires d’ici 2020).
Parallèlement à ce défi important à court et moyen terme auquel la Communauté Française devra répondre en termes d’infrastructures et de services publics, se pose évidemment le défi de la mixité scolaire.
Nous le savons, le temps presse pour mettre sur pied un nouveau décret qui régulera la question des inscriptions de la rentrée scolaire prochaine et des années suivantes.
Il me semble important, malgré les délais courts, de corréler ces deux défis.
En effet, pour ne prendre que deux exemples, quel pourrait être l’impact du maintien de l’adossement sur les inscriptions dans les écoles maternelles, elles qui subissent déjà un manque de places et la DPC voulant encourager par ailleurs la fréquentation de l’école dès l’âge de 3 ans.
Inversement, si le futur décret relatif à la régulation des inscriptions a pour objectif de permettre plus de mixité socio-économique dans les écoles, et donc devait proposer d’utiliser un indice socio-économique du quartier pour rendre prioritaires certains élèves, il y aurait un flux plus important dans un sens que dans l’autre : des élèves des quartiers défavorisés iraient dans des écoles de quartiers plus favorisés, l’inverse ne risquant pas de se produire. Cela aura donc un impact positif mais à court terme sur la question de surpeuplement qui risque de toucher certaines écoles secondaires au vu des prévisions faites. Cela pose aussi la question de la localisation idéale, sinon indiquée de nouvelles écoles, si on veut en même temps assurer un enseignement de proximité et de qualité tout en assurant que la mixité sociale puisse y trouver sa place.
Ce ne sont que deux exemples et il y en a certainement d’autres de corrélations et impacts prévisibles ou non à court et moyen termes que le futur décret relatif à la régulation des inscriptions pourrait avoir sur le peuplement des écoles primaires et maternelles et inversement que le problème de manque de places aura sur ce futur décret.
Nous verrons, mardi, les réponses proposées par la Ministre.
Commentaires
Voilà le compte rendu intégral de la séance avec la réponse de la Ministre. Comme vous le verrez, on est encore dans l'expectative...
La mixité sociale dans les écoles c'est le nivellement scolaire par le bas !
Vous essaierai de démontrer le contraire.
Uw reactie op de vervuiling van de Zenne enz.. is geheel en al ongeloofwaardig voor iemand van uw partij.
Je repasse sur votre blog et je suis outré de lire certains commentaires sur vos articles, comme ceux qu'on peut lire sur les forums de la presse en ligne. Ainsi en est-il du cas d'Adi, qui ose parler de nivellement par le bas alors qu'il ne sait même pas conjuguer le verbe "essayer" au futur simple... Son cas reflète bien un pan de la population, mal informé, ignorant la complexité de la société et les enjeux de la pluralité... On en revient à votre bonne idée d'éducation à la citoyenneté (et aux médias, avec la philosophie?). Je vous remercie par ailleurs pour votre réponse à mon commentaire sur cet article.
Bon courage pour la suite