Sarah Turine

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Elections régionales 2009

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mardi 16 juin 2009

Ecolo négociera donc avec le CDH et le PS

Voilà, le rideau est tombé, le Conseil de Fédé (le parlement interne d'Ecolo) a tranché hier soir : Ecolo négociera dès demain avec le CDH et le PS pour l'éventuelle formation d'un gouvernement Olivier à Bruxelles, en Wallonie et à la Communauté Française.

Le choix n'était pas simple, voire cornélien et l'on savait que peu importe le choix qu'on ferait, il créerait d'une part un soulagement et d'autre part une déception voire une colère. Et ce, toujours et encore parce que le climat politique de ces derniers mois a dualisé les enjeux, en les limitant à la dimension gauche-droite.

Bien sûr Ecolo n'a récolté que 20% des voix et reste donc un parti moyen sur l'échiquier, mais faut-il néanmoins penser pour autant que son projet serait de droite si nous devions nous allier avec le MR et bien de gauche si nous nous allions avec le PS? Oui, nous sommes ancrés dans les valeurs de gauche, je l'ai assez dit sur ce blog, mais d'une gauche émancipatrice,je ne reviens pas là-dessus maintenant. Mais cessons de croire qu'il n'y a que 2 projets de société.

L'écologie politique est un projet de société à part entière qui répond le mieux aux enjeux de la société d'aujourd'hui; société en totale mutation et à laquelle ni le PS ni le MR ne peuvent pas apporter de réponse seuls. Ecolo est sans doute encore un parti dont l'assise électorale est plus faible que le PS ou le MR et notre rapport de force ne nous permet pas d'imposer entièrement notre agenda aux autres, mais que les électeurs qui ont décidé de voter Ecolo pour avoir un changement aient confiance car peu importe PS ou MR ou CDH, je suis convaincue que les changements, la réforme des pratiques politique et la transition écologique c'est Ecolo qui les portera.

Alors pourquoi le PS? Ce parti, malgré "les affaires" continue d'être premier parti en Wallonie et en communauté française. Certains électeurs ont eu peur du MR en temps de crise socio-économique importante. A nous d'être forts et exigeants pour permettre d'assainir et rénover un système politique scandaleusement rouillé et usé. Et ceci dit, il sera presque plus aisé de le faire en les mettant devant leurs responsabilités et les forçant à faire évoluer les pratiques politiques.

Ceci dit, faisons confiance à nos négociateurs pour qu'ils portent haut les exigences de changement et de solidarité.

lundi 8 juin 2009

Merci

Plus de 20% à Bruxelles, 16 élus, 8 femmes, 8 hommes. Ecolo fait plus que doubler ses résultats par rapport à la législature qui s'achève! Cela nous permettra de renforcer notre rapport de force en cas de négociations et être donc plus influents et plus exigeants, en permettant ainsi de mettre au coeur des préoccupations et d'un éventuel accord de gouvernement les différentes crises et le solutions que nous proposons pour y faire face.

Pour ma part, vous êtes 2914 à m'avoir accordé votre confiance. Merci! Je compte bien en être digne et porter, avec l'ensemble du nouveau groupe Ecolo au Parlement Bruxellois, l'ensemble de ces préoccupations.

Encore merci pour votre soutien à Ecolo, la confiance que vous m'avez accordée et votre suffrage pour la transition écologique!

mercredi 13 mai 2009

Gauche assistanat versus gauche élitiste? Moi je dis gauche émancipatrice.

J'ai écouté avec une attention certaine Philippe Moureaux (qui est quand-même mon bourgmestre) mardi matin sur l'antenne de la première. J'ai souri quand il a reconnu à Ecolo le droit d'être de gauche, mais une gauche un peu élitiste qui a participé de cette attaque contre l'assistanat; pour reprendre ses mots.

Selon lui, si on attaque l'assistanat, on est donc élitiste et l'on met à mal le social...

Selon moi, et selon Ecolo, on peut tout à fait être social et sans aucun doute de gauche tout en dénonçant les dérives de l'assistanat. Etre de gauche, c'est être pour un Etat assez fort pour avoir les moyens de donner les mêmes chances à tous et préserver la solidarité entre tous. C'est donc un Etat qui régule et un Etat qui redistribue les richesses de façon solidaire et équitable. Mais, pour moi c'est aussi un Etat qui redistribue le pouvoir de décision entre tous, c'est un Etat démocratique, participatif. C'est donc un Etat qui émancipe.

Je ne crois pas au projet qui vient d'en haut pour le bonheur d'en bas, je crois que le bien-être est lié à la dignité et que la dignité est liée à la fierté de sentir qu'on a une place et un rôle à jouer dans la société.

Je crois également que la réussite durable d'un projet n'est possible que par l'adhésion d'un maximum d'acteurs, même s'il faut un peu plus de temps pour informer, sensibiliser, voire convaincre et même si le projet peut évoluer avant même sa mise en place, car on n'a jamais raison tout seul.

Evidemment, au niveau d'un projet de société, tout cela peut paraître être de vains mots. A partir de quand une démocratie est-elle réellement participative? Comment gérer le dilemme quand l'urgence à parer est telle que les rustines à placer ne laissent plus de moyens pour la réforme à long terme?

Cette question, je l'ai aussi entendue lorsque je travaillais chez Oxfam, à propos du travail d'aide humanitaire. Quand il y a une catastrophe naturelle, ou une guerre, les premières victimes sont toujours les personnes les plus faibles, les plus démunies. L'aide d'urgence doit permettre aux victimes de survivre, tout simplement survivre : médicaments, eau, nourriture, toit. Néanmoins, une fois la toute première aide d'urgence arrivée, une fois la survie assurée, l'aide humanitaire est aussi celle à la reconstruction de ce qui a été détruit. Et au sujet de cette étape, toute une réflexion était menée chez Oxfam et chez d'autres ONG, professionnelles de l'aide humanitaire, pour voir comment "profiter" de cette étape de reconstruction pour renforcer les victimes dans leur capacité à réagir et à se protéger en cas de nouvelle catastrophe. C'est ce qu'on appelle, dans le jargon, le "contiguum" : transformer l'esprit de l'aide humanitaire d'urgence en celui renforcement des capacités. Ça peut paraître évident, mais cette nouvelle façon de voir l'aide humanitaire n'est pas toujours bien acceptée par les bailleurs de fonds qui préfèrent parfois la vision simpliste qui divise l'aide aux pays en voie de développement en deux secteurs tout à fait distincts entre l'aide d'urgence d'une part et la coopération au développement d'autre part.

Quel est le lien avec la politique belge et les différentes gauches?

C'est que tout projet d'action sociale, même d'urgence doit se penser avec une vision émancipatrice et que l'action sociale même d'urgence, pensée avec une vision émancipatrice peut donner les outils à la personne non pas seulement pour survivre, mais bien pour vivre AVEC la société.

Un exemple parmi d'autres : les logements sociaux sont très mal isolés à Bruxelles. Avec la montée du prix de l'énergie, le gouvernement a d'abord mis en place un chèque mazout destiné aux plus précarisés pour leur permettre de se chauffer. C'est une rustine qui n'empêche pas la blessure de suinter. En attendant, les logements continuent d'être mal isolés et au-delà de la question financière, il y aussi la question du réchauffement climatique dont les premières victimes seront aussi les plus démunis.

Il a fallu plusieurs mois, plusieurs années pour convaincre (et il n'est pas sûr qu'elle soir vraiment convaincue) la Ministre actuelle du logement qu'investir dans la construction de logements sociaux performants au niveau énergétique était un enjeu d'émancipation. De même, certains partis d e gauche continuent de promouvoir la baisse de la taxe sur l'énergie à 6%. Il vaudrait mieux utiliser les recettes de la TVA à 21% sur le pétrole et les autres énergies polluantes pour mieux isoler les logements sociaux et rendre vraiment indépendants du pétrole les allocataires sociaux!

Alors gauche assistant ou gauche émancipatrice? moi j'ai choisi! Bien sûr la gauche émancipatrice!

lundi 4 mai 2009

Les dix principes du nouveau rôle des pouvoirs publics

Intervention dans le cadre du Congrès Ecolo : Réussir la transition écologique de l’économie. Il m'a été demandé d'établir 10 principes pour un nouveau rôle des pouvoirs publics en partant de l'expérience de participation d'Ecolo au Gouvernement Bruxellois. 3 mai 2009 Charleroi à voir en vidéo

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samedi 2 mai 2009

Une alimentation durable à Bruxelles : une proposition d'Ecolo en vidéo

mardi 21 avril 2009

Pourquoi suis-je en politique en 1 minute

Je vous invite à aller voir les présentations des autres candidats en place stratégique sur la liste ecolo Bruxelles.

lundi 6 avril 2009

3ème enjeu prioritaire : l'alimentation durable

C'est quoi l'alimentation durable?

L'alimentation durable, c'est une alimentation qui est, en même temps, saine, respectueuse de l'environnement et respectueuse des producteurs( du Nord comme du Sud). Cela veut dire une alimentation produite sans pesticides (qui sont nuisibles pour l'environnement mais également pour la santé des agriculteurs et des consommateurs), sans OGM, qui est le plus en harmonie possible avec les cycles naturels (produits de saisons, avec des méthodes non énergivores) et qui n'a pas traversé l'océan en avion pour arriver dans notre assiette. Cela veut donc dire aussi issue d'une agriculture vivrière, qui n'est pas toute destinée à l'exportation et au commerce international.

L'alimentation durable n'a que du bon : son goût, son impact positif sur la santé, son respect total de l'environnement et son adéquation avec le principe de souveraineté alimentaire.

Et pourquoi en fais-je un enjeu prioritaire pour Bruxelles?

20% de l'empreinte écologique de Bruxelles est due à l'alimentation. En ville, sans doute encore plus qu'ailleurs, la tentation de la mal bouffe est grande. Fast-foods, plats surgelés tout préparés, fruits, légumes frais, venus des quatre coins de la terre, sans rapport avec les saisons,... Bien entendu, Les Bruxellois ne pourront jamais produire eux-même toute l'alimentation dont ils ont besoin, on est en zone urbaine. Mais des leviers existent : en réinstaurant une petit agriculture urbaine, en rendant moins chers les produits alimentaires écologiques, en favorisant l'instauration de cantines durables dans les écoles et autres cantines d'entreprises, en soutenant toutes les initiatives de groupements d'achats, de filières courtes,... Ces leviers sont aussi politiques. A nous de les utiliser.

samedi 28 mars 2009

Je suis candidate 7ème effective sur la liste régionale Ecolo

Je suis candidate 7ème effective

Engrenage positif

Pour différentes raisons liées à mon parcours, à mon environnement et de par le regard extrêmement critique que je portais (et porte toujours) sur le « monde » politique, sur la vision politique portée par les partis traditionnels et les médias, la décision de m’engager chez Ecolo est arrivée très tardivement et après longue réflexion Cette décision a été prise comme une nécessité. Après des années à vouloir participer à l’amélioration de la société et de la condition humaine via le militantisme associatif, ou la coopération au développement, j’en ai conclu qu’aucun changement révolutionnaire n’était possible sans changement politique ni sans changement de la classe politique.

Je suis donc arrivée chez Ecolo, lentement mais sûrement. Une fois la porte poussée, je n’ai jamais eu envie de faire demi-tour. Je trouve qu’Ecolo s’en sort très bien à persévérer dans la voie de faire de la politique autrement tout en gagnant en crédibilité auprès des autres acteurs.

C’est donc un engrenage rapide mais toujours positif qui m’a fait accepter chaque fois des responsabilités un peu plus importantes. Aujourd’hui je suis candidate à la 7ème place effective avec le profond désir de devenir parlementaire.

Un travail de fond

Le mandat communal m’a fait découvrir une des facettes du travail politique. J’aime beaucoup ce travail et m’efforce d’y mettre toute mon énergie et mes convictions malgré les frustrations liées à un cruel manque de temps et de moyens dont on dispose quand on est conseiller communal de l’opposition dans un groupe de trois face à une majorité écrasante composée de 35 conseillers communaux et face à un autre groupe de l’opposition sur lequel on ne peut pas compter puisqu’il s’agit de l’extrême droite.

Le mandat interne de secrétaire régionale que j’occupe depuis un an et demi m’a permis de bien saisir les enjeux internes, mais également la nécessité et les bienfaits d’un bon positionnement et d’une bonne stratégie politique.

Aujourd’hui, j’aimerais devenir parlementaire, j’aimerais consacrer plus de temps au travail directement politique et porter mes convictions écologistes dans l’arène du Parlement Bruxellois ou de la Communauté Française.

J’ai un profil assez généraliste et plutôt diversifié et suis intéressée par la réflexion globale sur le changement de société. Tout est dans tout, comme dirait l’autre. Néanmoins il y a des enjeux que je veux porter plus particulièrement. J'en parlerai dans les prochains billets.

Un enjeu prioritaire : l'école

J’ai un profil assez généraliste et plutôt diversifié et je suis intéressée par la réflexion globale sur le changement de société. Tout est dans tout, comme dirait l’autre.

Néanmoins, l’enjeu de l’école, de par mon parcours, est un enjeu de cœur pour moi. J’ai passé 10 ans à travailler dans l’éducation sous plusieurs formes (enseignement scolaire, formation professionnelle, éducation au développement). Etant aujourd’hui maman de deux enfants allant dans une école à discrimination positive, je suis plongée au quotidien dans des questions en lien avec l’école. Et je considère que la réforme (permanente) de l’enseignement est prioritaire dans le combat contre l’inégalité sociale. Dans une société démocratique comme la nôtre, où l'inégalité des chances reste flagrante, combattre durablement l’injustice, c'est d'abord et avant tout permettre à toutes et tous d'avoir accès à un enseignement de qualité et adapté.

C'est un thème qui reviendra souvent sur ce blog. N'hésitez pas à laisser vos questions, commentaires et suggestions

Un autre enjeu prioritaire : tendre vers une société interculturelle

A côté de mon combat contre l'injustice, je crois fondamentalement que l’autonomisation des personnes doit être l'objectif premier de toute action publique. La démocratie et la solidarité n'ont de sens et ne sont durables que si leur terreau est une société composée de citoyens et citoyennes égaux et autonomes. Etre de gauche pour moi c'est vouloir un Etat fort qui régule et qui redistribue les richesses mais c'est également un Etat qui redistribue le pouvoir et qui autonomise les citoyens.

Une des dimensions dans l’autonomie, c'est l’identité culturelle.

Etant musicienne, historienne de l’art, islamologue, ayant beaucoup voyagé, j’ai une sensibilité pour particulière par rapport aux matières culturelles et surtout par rapport aux questions liées à l’accès à la culture et également aux questions liée à la société multiculturelle et la transition vers une société interculturelle.

Pour se sentir autonome et avoir envie de participer aux décisions liées à la société, il faut se sentir à l'aise dans la société dans laquelle on vit. Quand le monde est devenu un village, quand notre ville est multiculturelle, se sentir à l'aise dans la société signifie encore plus qu'ailleurs, se sentir à l'aise avec l'autre. Et pour accepter les différences, il faut sans doute soi-même se sentir reconnu et accepté dans ses différences. c'est tout l'enjeu du dialogue interculturel.

J'en parlerai aussi sur ce blog. Vos questions, commentaires et suggestions sont les bienvenus.