Edito
vendredi 25 novembre 2011
Hommage à la mémoire de David Susskind
Par Sarah le vendredi 25 novembre 2011, 15:04
C’est avec une immense tristesse qu’Ecolo a appris la disparition de David Susskind, figure majeure du judaïsme belge de l’après-guerre et de tous les combats universels pour la mémoire, la réconciliation et la démocratie.
Avec David Susskind, c’est un des derniers grands témoins des soubresauts sanglants du siècle dernier qui disparaît. Né en 1925, David Susskind a connu l’occupation allemande, survécu aux rafles antisémites d’Anvers de 1942 et lutté clandestinement, en pleine adolescence et en pleine traque, contre les ordres de déportation relayés par les autorités locales.
Avec David Susskind disparaît également un des acteurs majeurs de la reconstruction d’une communauté juive de Belgique broyée par une campagne d'expulsion, d’extermination et un génocide auxquels seulement 25.000 de ses 67.000 membres ont réchappé. En créant le Centre communautaire laïc juif en 1959, il est parvenu à donner corps à l’un des viviers les plus féconds de la communauté juive d’après guerre.
Avec David Susskind, c’est aussi l’un des combattants les plus ardents pour l’entretien et la transmission de la mémoire de la Shoah, en Belgique et en Pologne, qui disparaît. Ainsi, nul n’oubliera la ferveur et la ténacité de son combat réussi, de 1984 à 1993, contre le projet insensé et scandaleux d’édification d’un carmel catholique à l’intérieur même du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, symbole absolu de la barbarie antijuive. De même, David Susskind fut une pièce maîtresse dans le lent processus politique qui allait amener les autorités belges, à la fin des années 90, à reconnaître et autoriser la restitution des biens juifs spoliés en Belgique durant le génocide. Ce combat pour la mémoire et la justice, David Susskind le mena également, et avec toute l’intelligence du cœur, en faveur des victimes et des survivants des génocides rwandais et arménien, ainsi que de leurs descendants, et en faveur du combat antiraciste sous toutes ses formes.
Avec David Susskind disparaît enfin l’un des pionniers belges historiques du dialogue israélo-palestinien et d’une paix israélo-palestinienne fondée sur la reconnaissance mutuelle, la justice dans la dignité et la coexistence entre deux États indépendants et souverains.
En cette triste occasion, Ecolo tient à présenter ses condoléances les plus sincères aux proches de David Susskind, au CCLJ et aux représentants de la communauté juive de Belgique.
Sarah TURINE,
Co-Présidente
Isabelle DURANT,
Députée européenne
lundi 21 novembre 2011
Belles rencontres au Théâtre de Poche
Par Sarah le lundi 21 novembre 2011, 09:01
Le samedi 22 octobre, la Régionale Ecolobxl, dans le cadre des Rencontres de l’Ecologie Politique, a organisé avec l’Observatoire BaYaYa un événement intitulé « Art et engagement – regards croisés belgo-africains ». Différents artistes africains et belges d’origine africaine nous ont présenté leur démarche et ont débattu avec la salle de l’engagement qu’ils expriment à travers leur art.
Ce fut une belle réussite, tout d’abord grâce au public diversifié. La Régionale Ecolobxl et l’Observatoire Ba Ya Ya ont chacun mobilisé des publics assez différents, ce qui a permis une rencontre riche entre militants Ecolo, artistes, jeunes de diverses origines et représentants associatifs. Le débat
Le débat était quant à lui riche en discussions, questions et propositions.
Il a notamment porté sur l’engagement des artistes : pour certains, leur engagement se traduit dans le message qu’ils font passer, comme la "positive attitude" (le tchegelehh) du rappeur Phleomen, pour d’autres, il trouve sa place dans l’objectif poursuivi, par exemple par le théâtre de Poche : "on ne dit pas au spectateur ce qu’il doit penser, mais on lui dit qu’il doit penser" (Roland Mahauden, directeur du théâtre de Poche). L’engagement peut aussi se traduire par l’espace d’expression offert aux jeunes. Ainsi, Fabrice Pembélé a créé la Hip Hop Family, une compagnie de danse dont l’objectif est d’assurer aux jeunes des activités saines et accessibles à tous d’un point de vue financier.
La question identitaire a aussi été abordée, sous l’angle interculturel et intergénérationnel : on a pu ressentir une divergence de points de vue entre, d’un côté, les aînés, qui ont quitté leur pays et ont trouvé en Belgique une plus grande aisance matérielle et un contexte plus démocratique et, de l’autre côté, les jeunes nés ici, confrontés à de réels problèmes de discrimination et à des questions essentielles liées à leur double identité.
Il a été question aussi plus largement des menaces qui pèsent pour l’instant sur le statut de l’artiste et également du soutien financier que les pouvoirs publics apportent ou devraient apporter aux associations communautaires. L’art urbain
De ces débats, on peut en tout cas retenir à propos de l’art urbain qu’il peut remplir trois fonctions principales pour un engagement sociétal :
- l’art comme catalyseur pour la paix sociale ;
- l’art comme vecteur d’émancipation (mais pour atteindre cet objectif, il faut non seulement que les jeunes artistes expriment leur colère, mais qu’ils en arrivent aussi à exprimer un rêve, voire des propositions pour atteindre ce rêve) ;
- l’art comme outil de la cohésion sociale (mais pour cela, il faut une véritable rencontre entre jeunes d’origines différentes autour, par exemple, d’une forme artistique commune).
Les suites données à cet événement
Nous allons mener prioritairement des actions sur deux sujets :
La reconnaissance des associations communautaires
Ecolo estime que la reconnaissance et la valorisation des cultures d’origines, des identités spécifiques est une condition essentielle pour permettre à chacun de s’impliquer comme citoyen à part entière et d’être associé à la vie politique des communes. En ce sens, Ecolo propose de soutenir les associations culturelles réunissant des personnes d’une même origine ou d’une même communauté et travaillant dans une perspective d’émancipation, de soutenir leurs initiatives et de favoriser les interactions entre elles et les autres associations.
La rencontre entre jeunes d’origines diverses
S’il est nécessaire pour chacun de vivre son identité et sa culture comme une richesse et une valeur en soi, il importe de soutenir la création de liens sociaux réels entre personnes vivant sur un même territoire et partageant un espace commun. Ainsi, Ecolobxl souhaite mettre en place des projets lors desquels de jeunes Bruxellois de différentes origines aient l’occasion de se rencontrer et, pourquoi pas, de construire un projet ensemble.
Vous pouvez voir quelques photos sur le site de la régionale
jeudi 10 novembre 2011
Au : G1000 : déjà merci et bons débats!
Par Sarah le jeudi 10 novembre 2011, 14:11
Ce vendredi 11 novembre, se réunissent 1000 citoyens pour débattre, réfléchir et proposer des solutions à certains enjeux de société.
Un panel citoyen de cette ampleur, c'est, une première dans notre pays. Une première enthousiasmante. Bien sûr, aucun processus n'est parfait, certains expriment des critiques ou des doutes légitimes et qui enrichissent la réflexion sur un telle organisation. Doutes et critiques que je peux comprendre, voire partager, pour certaines, je pense, notamment aux questions justement posées par Henri Goldman sur son blog. Malgré ces questions, pour ma part, je ne peux qu'applaudir des deux mains cette initiative!
En effet, il y a moins d'un an, à l'occasion annuelle des voeux que le parti adresse à la presse, j'avais axé tout mon discours sur la nécessité urgente de réenchanter le politique et de retisser les liens trop distendus entre le politique et les citoyens. Voici quelques extraits choisis de ce texte (que vous pouvez lire au complet ici :
(...) Mais dans ce contexte, où le ras-le-bol est généralisé, comment réenchanter la chose politique, comment faire vivre la démocratie ?
Si Le politique, (les hommes, les femmes politiques) ne doit pas offrir , ni encore moins vendre, du rêve aux citoyens, comment faire en sorte que La politique permette un imaginaire orienté vers un futur désirable ? Non je dis que ces expressions ont fait du bien parce qu’un projet de société, un projet politique ne peut pas se construire uniquement entre politiques. Il se construit avec l’ensemble des acteurs de la société, avec chaque citoyen.
Et le contact entre les politiques et les autres ne doit pas se faire qu’au moment des élections.
On ne demande pas à tout le monde de négocier ni de légiférer. Non il s’agit ici, de créer ensemble la forme qu’on donne à un imaginaire collectif. Ensuite chacun le remplit avec sa fonction, son rôle et ses responsabilités.(...)
Deuxièmement, le fossé aussi entre les citoyens et les politiques. Ce n’est pas nouveau mais cette crise à répétition et interminable n’a rien arrangé.
Une citoyenne s’exprimant cette semaine dans un journal francophone trouvait sa génération trop endormie. « Nous à trente ans, nous n’avons pas encore eu peur. Or parfois celai aide à agir » dit-elle.….
Faut-il connaître la peur pour créer une conscience et un combat collectifs ? Faut-il Connaître la dictature pour donner l’envie de la démocratie et réveiller une conscience collective ?
Dans une démocratie où les conflits se règlent (ou perdurent) à coup de compromis plutôt qu’à coups de matraque ou de feu, ne peut-on pas imaginer que le débat politique soit un débat réel et passionnant où chacun puisse y puiser l’inspiration pour créer ensemble notre société ?
Je voudrais rendre hommage à toutes celles et ceux qui rendent le rêve réel. Dans la lumière ou dans l’ombre, à l’échelle d’un pays comme à celle d’une famille. A toutes ces personnes qui se battent au quotidien pour que leur vie et celle des autres soit meilleure.
(...) Au moment de fêter nos trente ans, nous avons estimé important de saisir l’occasion de se poser collectivement un certain nombre de questions qui vont nous faire encore grandir et avancer.
Des questions cruciales autour des tensions ou des dilemmes qui traversent la société d’aujourd’hui et de demain. Et auxquelles le projet écologiste doit répondre et améliorer sans cesse ses réponses.Pensons à la nouvelle crise alimentaire, conséquente au tout à la finance, à la crise économique et financière, et aux politiques agricoles et énergétiques trop tournées sur le bénéfice à court terme.
(...) Ce processus se veut participatif à deux titres.
Réinterroger, revivifier la démocratie interne pour un parti qui a doublé son nombre de membre en 5 ans et qui participe à trois gouvernements, et qui a au cœur de son projet la démocratie participative, car c’est essentiel.
Ce processus se veut aussi ouvert. A l’écoute et en co-construction avec les acteurs de terrain. Pour donner du souffle, pour prendre de l’élan, pour réenvisager tous les possibles pour permettre la transition écologique de la société.
Réenvisager tous les possibles, c’est aussi se réenchanter.
Et si c’était ça nos vœux pour 2011, que chacun puisse trouver la voie, son chemin pour réenchanter la Belgique, réenchanter la société.
Et rappeler combien d’énergie un nombre incalculable de citoyens de ce pays y consacre.
Depuis, nous avons lancé les Rencontres de l'écologie politique. mais c'est évidemment à notre échelle et totalement insuffisant pour rénover le processus démocratique. Toute initiative innovant, cherchant, stimulant la participation citoyenne est à encourager.
Sans présager des résultats tant méthodologiques que de fonds, je remercie donc déjà les initiateurs du G1000 et nous invite, nous acteurs politiques à être attentifs à ce qui va ressortir de ce processus, tant sur la méthode qui peut nous inspirer là où nous sommes à la manoeuvre que sur le propositions qui seront formulées. Je vous invite tous également à participer demain via leur site à ce panel sans précédent.
mardi 18 octobre 2011
Destination Communales 2012
Par Sarah le mardi 18 octobre 2011, 09:46
Ce samedi 15 octobre, nous avons adopté notre plateforme programmatique pour les élections communales. Voici le discours que j'ai tenu en clôture de cette journée.
Coïncidence du calendrier, c’est la semaine européenne de la démocratie locale. Mais c’est aussi celle choisie par les « indignés ». Ces indignés de toute l’Europe qui se sont réunis à Bruxelles pour débattre. Débattre des crises qui les touchent dans leur quotidien et qui touchent notre société et qui renforcent les inégalités sociales et les dégradations environnementales.
Coïncidence de calendrier mais aussi convergence d’état d’esprit entre ces évènements et le processus d’élaboration de notre plateforme programmatique en vue des élections communales.
En effet l’élaboration de cette plate-forme a été en soi un véritable exercice démocratique.
Elle s’est construite au travers de rencontres entre les militants, les élus et les conseillers politiques, avec l’intégration de plusieurs centaines d’amendements proposés par l’ensemble des participants au processus. Et elle s’est conclue aujourd’hui avec des échanges encore riches.
Cette plateforme pourra ainsi être utilisée partout à Bruxelles et en Wallonie, que l’on soit membre d’une locale d’une petite commune rurale ou d’une ville de plus de 100 000 habitants.
Chaque locale est évidemment invitée à prolonger la ligne politique proposée et à puiser dans l’éventail de ces propositions pour confectionner son programme, et l’enrichir et le décliner en fonction des réalités locales en continuant les échanges avec les acteurs locaux et avec les citoyens.
C’est le propre des élections locales que d’avoir non pas un programme fédéral mais une plate-forme programmatique qui fixe les lignes directrices, et plusieurs centaines de programmes locaux, chacun adapté à son contexte de vie.
Cette dynamique participative est importante pour Ecolo. Elle va permettre à tous nos candidats de faire vivre leur programme en lien avec les citoyens de leurs communes durant la campagne. Même si, bien sûr nous n’avons, vous n’avez pas attendu cette échéance pour être sur le terrain !
Cette dynamique participative doit évidemment s’imposer dès l’échéance électorale.
Les électeurs ont la possibilité de s’exprimer de manière décisive sur les orientations à prendre pour l’avenir par leur commune. Il importe que les listes qui entendent solliciter la confiance de la population ne privent pas les citoyens de leur libre arbitre à travers des pactes préélectoraux secrets.
Ensuite, si d’aventure, et nous l’ espérons dans de nombreuses communes, Ecolo devait être en position de pouvoir développer ce programme au sein d’une majorité, nous serons attentifs à développer la participation citoyenne durant l’ensemble de la législature. Et ce pour plusieurs raisons.
Parce que si l’on veut diminuer le fossé qui sépare les citoyens des représentants politiques, le dialogue doit se faire de manière constante entre les administrés et le pouvoir communal pour donner la possibilité aux citoyens d’accompagner, adapter voire rejeter les décisions quand c’est nécessaire.
Ce dialogue peut aussi favoriser et renforcer les liens entre les habitants, et peut permettre de combattre au mieux les situations de mal-être, la perte de lien social, les conflits de voisinage ou les difficultés de nombreux aînés.
Cette participation c’est aussi l’émancipation. C’est-à-dire que cette participation c’est le contraire du clientélisme. Là où le clientélisme sert l’individu, la participation envisage le collectif. Là où le clientélisme corrompt la démocratie et l’égalité, la participation les nourrit. Là où le clientélisme maintient en situation de dépendance, la participation libère, la participation émancipe.
Enfin, et ce n’est pas rien, si l’on veut réussir la transition écologique de la société, si on veut amener une réponse durable pour mettre fin aux crises actuelles, nous ne pourrons y arriver qu’au travers d’alliances, à tous niveaux de pouvoir et peut-être d’abord au niveau local parce que les solutions les plus complètes se construisent collectivement, parce que les choix les plus difficiles doivent être le fruit de la concertation. De nombreuses initiatives citoyennes naissent chaque jour et amènent leur contribution à cette nécessaire transition pour une société plus juste et plus verte. Les pouvoirs publics doivent soutenir ces initiatives, être à l’écoute, mais aussi proposer de nouvelles alliances et construire ces projets avec les citoyens.
Alors ces alliances, cette participation, c’est pour faire quoi ?
A l’heure où les forces politiques au niveau européen et fédéral sont majoritairement conservatrices et maintiennent des recettes classiques, peu ambitieuses et court-termistes pour répondre aux crises, n’oublions pas que les Régions et les communes ont des leviers importants.
La transition nécessaire de la société vers une société moins dépendante des énergies fossiles, moins consommatrice de ressources naturelles et moins productrice de déchets et de pollutions doit passer évidemment par le niveau local.
Les communes peuvent agir sur les enjeux environnementaux et énergétiques bien sûr en renforçant la sensibilisation, l’éducation mais aussi notamment en éradiquant l’utilisation des pesticides. Au niveau énergétique en montrant l’exemple dans les bâtiments communaux mais pas seulement. en luttant aussi contre la précarité énergétique, notamment via les CPAS
La commune a un rôle à jouer aussi dans la nécessaire transition du modèle économique vers un modèle plus soutenable pour l’environnement mais aussi pour les gens ! un modèle qui cesse de mettre les gens en concurrence entre eux et qui cesse de creuser un fossé de plus en plus grand entre les riches et les pauvres. Il s’agit de recentrer l’économie autour d’une nouvelle façon de concevoir la prospérité, celle du bien être de tous. SEL, les entreprises d’économie sociale, entreprises de services, de réparations et location, GAC,… ces initiatives qui s’inscrivent dans le développement d’une économe alternative peuvent être soutenues et favorisées par les pouvoirs locaux.
Au cœur de nos priorités, figure aussi la gestion de l’espace, l’aménagement du territoire qu’il soit urbain ou rural. Densifier l’habitat ; rapprocher les citoyens des services, de l’économie locale et des transports publics ; refuser des nouveaux étalements de commerces ou de bureaux ; renforcer autant que possible les espaces verts, les lieux de rencontres et de convivialité. Voilà nos priorités pour développer un aménagement du territoire durable et à la hauteur des défis environnementaux et de la pression démographique qui se présentent à nous.
Une population en constante augmentation et qui doit aussi se loger à un coût abordable, voici un autre enjeu prioritaire pour Ecolo. Notre priorité est d’assurer l’accès à un logement de qualité pour tous à un prix raisonnable. Cela passe notamment pour nos communes, par un développement du nombre de logements publics et à une attention permanente à veiller à la mixité et à la qualité de l’habitat privé.
Aménagement du territoire, mobilité, logement, solidarité, environnement, énergie… : Autant d’enjeux qui nécessitent des réponses fortes et coordonnées par une stratégie globale à long terme qui doit nous permettre de sortir de l’impasse environnementale, de sortir du toujours « plus » et de passer au « toujours mieux », de réinventer la prospérité dans les limites de la planète pour tous ses habitants. Vastes ambitions mais ne dit-on pas « penser global, agir local » ?
Soyons donc ambitieux et portons ensemble le changement et à la transition écologique au niveau communal !
vendredi 9 septembre 2011
Les Roms, des solutions urgentes à mettre en place
Par Sarah le vendredi 9 septembre 2011, 10:15
La situation des Roms qui cherchent une vie un peu plus digne chez nous est de plus en plus insoutenable. Les pouvoirs publics sont pour l'instant dans une impasse : aucune solution structurelle ne semble se dégager, pire même le solutions d'urgence et le soutien tout simplement humanitaire commence à manquer. Face à ce blocage insoutenable, dans l'urgence, c'est un appel à la solidarité citoyenne que je lance, pour aider l'association "des petits samourais" à apporter un miminum de bien-être à ces familles en détresse.
Ci-dessous, le communiqué commune de Dominique Decoux, présidente du CPAS de Schaerbeek, Zoé Genot et moi-même, qui explicite bien la situation inextricable dans laquelle nous nous trouvons.
Les Roms, des solutions urgentes à mettre en place
Depuis plusieurs années, nos Communes sont confrontées à l’arrivée régulière de personnes Roms en provenance d’Europe de l’Est. Ils fuient la misère et les discriminations, voire persécutions.
La plupart sont des citoyens de l’Union européenne, ils bénéficient donc non seulement de la liberté de circulation à l’intérieur de l’Union, mais également du droit de s’établir dans n’importe quel Etat membre s’ils ont des ressources financières, que ce soit par un travail ou des ressources propres ou de tiers. A défaut d’être dans les conditions de ressources suffisantes, ces citoyens européens se retrouvent en situation irrégulière. C’est le serpent qui se mord la queue : pas de droit d’établissement parce que pas de ressources suffisantes, pas de ressources suffisantes parce que pas travail, pas de travail parce que dans des conditions de survie, sans logement stable ni formation.
Ces citoyens européens, sont le quart-monde de l’Union. Nous ne pouvons pas, dans une Europe où les frontières intérieures sont ouvertes, où tout circule (capitaux, marchandises, personnes), continuer à ignorer une catégorie de citoyens uniquement parce qu’ils sont précarisés. A un moment donné, il faut que le cercle vicieux dans lequel ils sont prenne fin, sinon ces personnes continueront éternellement à circuler d’un pays à l’autre sans intégration possible. Personne n’y a intérêt, pas seulement pour des considérations humanitaires mais aussi par simple question de bon sens étant donné que ces personnes ont le droit de circuler.
Les CPAS et les Communes ne peuvent résoudre seuls ce problème humain insupportable.
Les CPAS bruxellois, particulièrement des communes les plus pauvres, dont Schaerbeek, assument déjà de manière responsable le débordement des structures Fedasil en dispensant toute l’aide nécessaire aux bénéficiaires de l’accueil rejetés par Fedasil.
Nous ne voulons cependant pas rester insensibles à la situation de ces familles qui vivent dans des conditions indignes sur notre territoire. Le CPAS de Schaerbeek les a dès lors rencontrés et veille à ce que chacun puisse se nourrir et être soigné.
Nous pensons qu’il est urgent et nécessaire qu’une mobilisation au niveau national et européen ait lieu. En effet, les rapports du Conseil de l’Europe établissent clairement la situation de discriminations dont sont victimes les Roms dans leurs pays d’origine. Or, le fait que ce soit notoire n’aboutit pourtant pas à l’octroi d’une protection de ces personnes de la part des Etats membres.
Il est urgent d’arrêter de s’enfuir la tête dans le sable et de garantir des conditions de vie décentes pour ces familles où qu’elles soient installées, pour leur permettre une véritable insertion scolaire et économique.
jeudi 8 septembre 2011
Bruxelles, ville durable
Par Sarah le jeudi 8 septembre 2011, 17:16
Une expo qui se tient jusqu'au 10 octobre en face de Sainte-Gudule et un site hyper-pédagogique!
Bruxelles ville durable, ce n'est pas qu'un slogan, c'est une vision qui devient petit à petit réalité.
Lutter contre le réchauffement climatique, préserver notre planète, ses ressources et la biodiversité, répondre au défi énergétique, permettre à tout un chacun dans un ville où il fait bon vivre, dans un environnement sain. Ce sont les objectifs que permet d'atteindre la ville durable. Où en sommes-nous à Bruxelles? Même s'il reste encore un long chemin à parcourir notamment en matière de mobilité et au niveau de la qualité de l'air, nous sommes dans la bonne direction, des choses bougent notamment au niveau du défi énergétique, de l'éco-construction.
Pour en savoir plus, allez visiter l'expo et le site vile durable
mardi 6 septembre 2011
Les Rencontres de l’écologie politique ! À vous de jouer !
Par Sarah le mardi 6 septembre 2011, 15:06
Je vous l’annonçais il y a quelques semaines, nous avons lancé un grand processus de consultation et de construction de propositions politiques avec la société civile et les citoyens.
10 grands chantiers pour réfléchir aux réponses à apporter aux crises multiples que connaît notre société et notre planète.
Y réfléchir, oui mais pas entre nous. Avec vous, que vous soyez proches d’écolo ou peu, parce que vous vous sentez concernés par ces enjeux, parce que votre action au quotidien peut apporter des éléments de réponse, Avec vous, parce que si l’on veut permettre la transition de la société vers une société plus juste, plus durable, cela ne se fera qu’au travers d’alliances.
Transition écologique de l’économie, l’avenir de la sécu, la place des temps sociaux, les territoires de demain, une Belgique modernisée, émergence d’une société interculturelle, sciences et démocratie,…
Un de ces chantiers vous intéresse ? Alors cliquez ici !
vendredi 10 juin 2011
Changeons l'Europe
Par Sarah le vendredi 10 juin 2011, 11:23
« Changeons l’Europe ». C’est l’appel que je soutiens, avec Philippe Lamberts, Wouter Van Besien et Bart Staes, dans une carte blanche intitulée « L'appel européen pour une autre gouvernance économique » . Cet appel n’est pas une énième attaque « d’une Europe lointaine ». Il s’agit d’une réelle volonté de (re)construire un idéal européen dont les règles consolideraient le modèle social et permettraient aux États-membres d’investir réellement dans la transition écologique.
Pourquoi je soutiens ce texte ? Parce que j’ai le sentiment que la crise économique et financière n’a rien modifié dans la vision et la lecture des politiques à mener de la Commission. La droite européenne veut nous maintenir dans un carcan néolibéral malgré toutes les limites et les drames que ce modèle a amenés, et ce, encore récemment.
Pourtant, je suis convaincue que, même -et surtout ! -au niveau européen, une autre logique est possible et ne nous conduira pas, comme certains veulent le faire croire, à un appauvrissement généralisé. Mais pour y arriver, nous devons mobiliser les progressistes et concrétiser ce projet aux prochaines échéances électorales…
En septembre 2010, la Commission européenne présentait un ensemble de propositions législatives annoncées comme la panacée pour empêcher toute crise. Mais, les choix idéologiques sous-jacents à ces propositions constituent une remise en cause sans précédent des valeurs et des principes fondamentaux de notre destin commun: la solidarité, la justice sociale, l'égalité des chances et le développement durable.
En Belgique, nous avons pu, mieux (ou moins mal, dirais-je) que d’autres, supporter la crise. Grâce à un certain modèle social et à une concertation organisée entre les acteurs sociaux. Néanmoins, la Commission a publié ce 7 juin son évaluation de notre programme socio-économique pour les prochains mois, voire années et les recommandations qu'elle en tire. Si certaines mesures à prendre m’apparaissent évidentes (taxer davantage les activités et produits nocifs pour l'environnement afin de promouvoir une utilisation plus rationnelle des ressources et de l'énergie en particulier et dans le même temps de relâcher la pression fiscale sur les salaires), la plupart des recommandations vont dans un même sens : réduire les dépenses publiques, en particulier celles liées au vieillissement. Or, à titre d'illustration, sans transferts sociaux, ce ne sont pas moins de 80.000 des personnes de +65 ans qui seraient menacées de tomber dans la pauvreté. Par contre, pas un mot sur, par exemple, la possibilité d’augmenter les recettes fiscales en faisant contribuer les plus gros revenus et le secteur financier…
Autres propositions qui me choquent : raboter les salaires s'il s'avère que ceux-ci évoluent plus rapidement que ceux des travailleurs français, néerlandais et allemands (la fameuse « indexation automatique » qui nous a permis, aussi, de nous en sortir moins mal que d’autres pays européens) et limiter les allocations de chômage dans le temps (ce qui en fait que déplacer le coût du fédéral vers les communes, qui rencontrent déjà de nombreuses difficultés budgétaires).
Ce n’est pas le modèle européen que je défends et veux promouvoir. Cela ressemble très fort aux caricatures (aux réalités ?) du FMI disant aux pays que s’ils ne réduisent pas leurs politiques publiques « non productives » (santé, école, etc.), ils ne recevront aucune aide. Si nous n’avons pas la possibilité de reprendre les leviers de l’Union rapidement, alors c’est, je le crains, la mort d’un certain idéal européen.
Si vous voulez soutenir un autre modèle pour l’Europe, n’hésitez pas à venir signer ici.
vendredi 20 mai 2011
Les rencontres de l'Ecologie politique sont lancées! Participez-y!
Par Sarah le vendredi 20 mai 2011, 10:26
Il y a quelques mois, le Conseil de Fédération d’Ecolo (son « parlement interne ») à lancé une mission d’évaluation et de prospective, appelé Cap 2012-2014, pour renforcer Ecolo et les réponses qu’il apporte vis-à-vis des enjeux inédits auxquels nos sociétés font face aujourd’hui. Cette large consultation interne a débouché sur la décision d’organiser les Rencontres de l’Ecologie Politique.
Susciter le désir de l'action collective et politique
Nous sommes aujourd’hui au carrefour de toutes les crises : environnementale (dérèglement du climat, perte de biodiversité, réduction des ressources, …), alimentaire, sociale (accroissement des inégalités, pauvreté,…), financière et économique, ainsi que démocratique et culturelle.
Face à ce constat, le slogan des années ’70 - « vivre autrement » - revient de manière plus réfléchie et pragmatique. Après plusieurs décennies dominées par le discours de la croissance et de la compétitivité à tout prix, les consciences sont mûres pour faire un pas de plus vers la transition écologique.
Par ailleurs, dans le contexte actuel d’embourbement de la crise fédérale, le fossé entre les politiques et les citoyens s’est encore approfondi. Il importe de pouvoir le réduire, de pouvoir réenchanter la chose politique ? Si les politiques ne doivent pas offrir, et encore moins vendre du rêve aux citoyens, la politique doit être un espace qui ouvre l’imaginaire collectif et qui puisse l’orienter vers un futur désirable.
D’un autre côté, la complexité à laquelle doit faire face aujourd’hui le décideur politique est croissante : empilement des niveaux de décision, de l'international à la commune, immixtion des groupes économiques, poids croissant d'acteurs non démocratiques (tels que, par exemple, les agences de notation)... Ce phénomène complique non seulement la décision politique, mais également la communication sur cette décision et conduit in fine à une réelle perte de pouvoir des autorités publiques. Bref, aujourd'hui le pouvoir politique est trop souvent davantage un pouvoir de négocier qu'un pouvoir de décider.
Il est donc nécessaire de repolitiser la société civile et de civiliser la société politique, de susciter le désir de l’action collective et politique, en somme.
Les Rencontres de l'écologie politique viseront deux objectifs
- stimuler de façon conviviale des actions et des projets concrets qui permettent d’accélérer la transition écologique de notre société. Ecolo est un catalyseur de changement, un outil pour mettre en mouvement la société : c’est logiquement au travers de rencontres vers la population que nous populariserons nos idées tout en nous enrichissant de l’apport des citoyens ; la dimension festive sera ici privilégiée afin de réconcilier plaisir et (prise de) responsabilité.
- ouvrir des débats sur les enjeux-clés de l’avenir en co-organisant des débats avec la société civile et les acteurs de terrain afin d’enrichir notre action politique (parlementaire, ministérielle, communale,…), notre programme et notre vision pour la société de demain.
Pour en savoir plus, une vidéo et le site des Rencontres de l'écologie politique.
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