Sarah Turine

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lundi 8 février 2010

Rétablir la confiance et sortir de la crise économique et financière

Ce lundi se tenait une réunion de concertation entre le Gouvernement Fédéral et les partenaires sociaux. A cette occasion,Muriel Gerkens, chef de groupe Ecolo-Groen au Parlement fédéral, Georges Gilkinet, Député Ecolo et moi-même, avons lancé un appel au Gouvernement. Un appel pour qu'il soit proactif dans la relance du dialogue social et qu'il amène des propositions et fasse des choix volontaristes pour réguler le système financier, et qu'il oriente l'économie vers des choix plus verts.

Le dialogue social à la belge semble aujourd’hui dans l’impasse. La dernière manifestation syndicale et , de l'autre côté, la campagne « Laissez-nous entreprendre » lancée par les organisations patronales sont l’expression de la cristallisation des points de vue de ces acteurs de la concertation sociale.

L’annonce de licenciements à Opel Anvers, chez AB Inbev ou dans un nombre beaucoup trop élevé d’entreprises de notre pays inquiète légitimement le monde du travail. Les entrepreneurs sont, de leur côté, mis sous pression par le ralentissement de l’économie et par la recherche de profits à court terme de la part des investisseurs financiers. L’incompréhension et la frustration des uns et des autres sont à leur comble… ce qui n’augure pas de perspectives constructives et porteuses par rapport aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux qui sont face à nous.

Pour sortir de la crise, le Gouvernement fédéral ne peut plus se retrancher derrière l’autonomie des partenaires sociaux. Les partis du gouvernement-Leterme ne peuvent plus se complaire dans l’autosatisfaction en rappelant les mesures déjà prises, d’autant plus que les chiffres relatifs au taux d’emploi indiquent, contrairement aux déclarations de la Ministre de l’Emploi, que la Belgique subit davantage la crise que ses voisins directs.

Le Gouvernement fédéral doit prendre l’initiative et mettre sur la table ce lundi, à l’occasion de la nouvelle rencontre avec le Groupe des 10, de nouvelles propositions qui pourront contribuer à rétablir la confiance et poser les bases d’un redéploiement économique à la fois durable, soutenable, social et vert.

Ce retour de la confiance et du dialogue est indispensable en ces temps de crise pour permettre à notre pays de capter les emplois de demain, de répondre au défi climatique et d’assurer la sauvegarde de notre modèle social.

Pour ECOLO, les propositions à mettre en avant sont de trois ordres :

1/ Il importe d’orienter notre économie vers les secteurs du futur, la redéployer pour la rendre moins dépensière sur le plan énergétique, plus respectueuse de l’environnement et des travailleurs, et capable de capter les emplois de demain. Au-delà des discours, trop peu d’actes concrets sont posés en la matière, qu’il s’agisse de formation des travailleurs, de Recherche & Développement ou d’investissement dans les économies d’énergie.

2/ Il importe de changer la gouvernance du secteur de la finance et des entreprises. Les leçons de la crise bancaire et financière doivent être tirées. Les réformes nécessaires et concrètes qui en découlent doivent être appliquées. Le gouvernement tarde trop à agir, comme s’il suivait la conviction des milieux financiers selon laquelle on pourrait en revenir au business as usual sans rien changer sur le fond…

3/ Il convient de remettre la finance au service de l’économie et de l’emploi, plutôt que l’inverse. La crise financière n’est que le résultat de choix irréfléchis, basés sur la recherche de profit maximum en un minimum de temps, quelles que soient les conséquences économiques, sociales ou environnementales. Il faut à présent repartir sur des bases plus saines et rééquilibrer la fiscalité entre travail et capital.

Au-delà de l’enjeu de la reprise du dialogue social, ces priorités doivent guider le Gouvernement belge dans le cadre de la future présidence européenne, dès lors que nombre de ces priorités méritent ou nécessitent une approche coordonnée au plan européen pour la construction d’une Europe plus sociale.

dimanche 24 janvier 2010

Rien de personnel, un film sur la relation contemporaine au travail

La semaine dernière, EcoloBxl a organisé l'avant-première de ce film mordant et intelligent sur les pressions qui peuvent s'exercer au travail. Sujet pourtant pas facile à traiter au cinéma, Mathias Gokalp, le réalisateur, a bien réussi son coup.

Pourquoi avons-nous organisé cette avant-première? L'année 2010 commence malheureusement mal en matière d'emploi : l'affaire Inbev et ensuite la fermeture du site d'Opel montrent combien la crise financière n'a pas fini de faire sentir ses impacts.Sont remises à l’avant-scène les difficiles conditions de l’emploi et du travail dans la société telle qu’elle est aujourd’hui, mondialisée et dont le système économique est dérégulé. Délocalisations, faillites, fermetures d’entreprises, le chômage est en hausse. Or à l’heure où les familles monoparentales augmentent, et où les ménages ont très souvent besoin de deux salaires pour subvenir aux besoins de la famille, la pression sur l’emploi est forte et la place de l’emploi dans le statut social est importante.

Quel droit cela laisse-t-il alors à celui qui a la chance d’avoir un emploi d’exiger qu’il puisse le faire dans de bonnes conditions ? La pression pour accepter une plus grande flexibilité dans les horaires, ou des conditions salariales désastreuses est présente et à côté des demandeurs d’emploi et des exclus du système, il y a des travailleurs pauvres, des travailleurs pressurisés

II faut que chacun puisse prendre plaisir à travailler, mais aussi à s’épanouir dans sa vie « hors travail ».

Bien sûr, aujourd'hui, le contexte de crise ne facilite pas les choses. Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui sont exclus de tout milieu de travail et ce parfois depuis des années. Il faut que l’on trouve des solutions pour ces personnes :

- développer l’activité et l’emploi (dans les secteurs verts, non marchands…) ;

- arrêter la chasse aux chômeurs… et mettre notre énergie à faciliter l’accès à l’emploi surtout de ces personnes précarisées, par des formations adaptées ou en combattant les pièges à l’emploi ;

- prendre des initiatives qui favorisent la participation à l’activité (l’insertion sociale), parallèlement à que l’insertion professionnelle ;

- et puis, se reposer la question du partage du travail disponible...

Parallèlement, et pour revenir au sujet du film, nombreuses et nombreux sont également celles et ceux qui doivent se contenter du travail qu’ils ont (et entendre le message : si tu n’es pas content, il y en a dix derrière la porte qui attendent). Or, prendre plaisir à travailler, c’est trouver du sens à son travail (savoir à quoi le travail va servir, avoir l’impression d’être utile, savoir ce qui se passe en amont et en aval,…), travailler dans une bonne ambiance, bénéficier du respect de ses collègues,… Il faut donc : - revisiter la définition de « l’emploi convenable » (ou emploi de qualité), notion qui sert de référence pour les employeurs (normes qu’ils doivent respecter), mais aussi aux tribunaux du travail, aux demandeurs d’emploi… Cette définition doit davantage prendre en compte des éléments comme la préservation de l’intégrité physique et psychique de la personne, le respect de la vie personnelle et/ou familiale, le respect du travailleur, une vision plus moderne de la mobilité (trajet domicile-travail), l’organisation des temps partiels (pour laisser la possibilité de le compléter par un autre temps partiel…)

- améliorer la santé et la sécurité au travail, en renforçant les rôles et pouvoirs des différents organes concernés, pour tenir compte de l’évolution des problèmes liés au milieu de travail (harcèlement, stress, reconnaissance et prévention de maladies professionnelles)

- améliorer la qualité des contrats de travail : augmenter le salaire minimum, améliorer les contrats à temps partiel, renforcer le contrôle sur le travail intérimaire, revoir le dispositif « titres-services »…

- développer des politiques du temps novatrices, en ouvrant une grande réflexion sur le sujet, pour qu’il y ait une meilleure conciliation et synchronisation des différents temps sociaux (travail, formation, loisirs, vie privée…) et pour que la question des inégalités face aux tensions temporelles soient abordées (ex : les horaires irréguliers et les horaires imposés sont davantage ceux de personnes peu qualifiées et/ou qui ont des revenus modestes). Il faut oser des changements, pour faciliter et accompagner les temps de transition professionnelle et de formation, pouvoir discuter de ses horaires de travail, mettre des mécanismes en place (comme le plan tandem ou le tutorat) pour partager le travail et l’expérience, promouvoir une gestion locale du temps, renforcer les temps familiaux…

Bref, de nombreux chantiers en perspective, qui demanderont de l’énergie et du temps, mais qui en valent la peine. Une meilleure qualité de travail pour tous, et donc aussi une vie plus équilibrée, sont à ce prix.

Voir la bande annonce du film

dimanche 10 janvier 2010

Les catastrophes environnementales ne connaissent pas de frontières

Dans le journal Le Soir du 2 janvier, j'ai été interpellée par Jan Goossens, Directeur artistique du KVS, sur mes propos lors de mon passage chez Pascal Vrebos. Ci-dessous, ma réponse à Monsieur Gossens. Son interpellation est en pièce jointe.

Cher Jan Goossens,

Si quelqu’un m’avait dit qu’un jour, en tant que co-présidente d’Ecolo, je serais perçue comme une franche-tireuse communautariste, je n’aurais pas voulu y croire ! Et pourtant, je ne peux le nier, les propos que j’ai tenus lorsque j’étais l’invitée sur RTL ont suscité l’étonnement, l’émoi, voire la colère de certains. Tel n’était évidemment pas mon objectif et certainement moins encore d’attiser la polémique communautaire.

Par la présente, je voudrais, tout d’abord, vous remercier pour votre interpellation toute légitime vu le ramdam médiatique qui a suivi mes propos. Vous remercier car votre interpellation appelle à la réflexion et au dialogue et me permet dès lors de clarifier mes intentions et mes paroles.

Me croirez-vous si je vous dis qu’à la lecture de votre lettre, j’en ai approuvé quasi la totalité des propos ? Je voudrais donc vous rassurer aussi bien sur la volonté des représentants écolos de votre génération - dont je fais partie- d’être perpétuellement sur la voie du dialogue communautaire que sur la vision globale et systémique que nous tentons, entre Verts, d’adopter dans chacune de nos prises de positions et dans chacune de nos actions. Notre travail avec Groen !, à la Chambre et au Sénat, et bien sûr en Région Bruxelloise, à différents niveaux de pouvoir et dans diverses instances en est la confirmation. Comme Secrétaire Régionale d’Ecolobxl, j’ai personnellement participé de façon active à la mise sur pied d’actions et de réflexions communes avec Groen ! entre 2007 et 2009, qui ont notamment abouti à 56 propositions communes Ecolo-Groen ! pour la Région Bruxelloise. J’ai également organisé, dans le cadre de ce même mandat, une journée de réflexion sur la multi-culturalité de Bruxelles en y insistant, aux côtés des dimensions internationales de notre Région, sur l’identité bilingue de Bruxelles qui doit être valorisée. Monsieur Christmann y était d’ailleurs venu représenter le KVS à une table ronde sur les réponses que le politique pouvait/devait apporter aux acteurs de terrain œuvrant à plus d’inter-culturalité à Bruxelles.

Aujourd’hui, je suis co-présidente d’Ecolo. La confiance que le parti, au travers de ses membres, de ses élus et de son autre coprésident, m’a accordée en me confiant ce mandat, est évidemment très importante. Cette confiance est notamment basée, je pense, sur mon exigence quotidienne et ma conviction profonde que le dialogue et l’écoute de l’autre constituent la seule voie pour obtenir des solutions durables aux problèmes et aux conflits.

Mais s’il faut pouvoir écouter l’autre, il faut également pouvoir dire les choses, exprimer son point de vue et être entendu. Cela signifie qu’il y ait quelqu’un prêt à entendre, bien sûr, mais cela signifie aussi qu’il faille être capable de dire les mots justes.

Et là, je le reconnais, le chemin est jonché de pièges, surtout en politique où les enjeux sont multiples et les acteurs divers. L’art de communiquer ne se maîtrise pas en un jour. Et lorsque parmi d’autres questions sur le dossier de la Senne, à celle du journaliste me demandant si « quand même les médias flamands n’avaient pas exagéré », j’ai répondu par l’affirmative, ma réponse visait évidemment à dénoncer certaines réactions politiciennes ou polémiques qui cherchaient à attiser le conflit entre deux Régions. Il ne s’agissait ni de minimiser la pollution, ni de tenter de communautariser le dossier. Peut-être n’ai-je pas utilisé les bons mots, peut-être n’ai-je pas été assez précise. Quoiqu’il en soit, cela a nourri une polémique qui n’attendait sans doute que d’être alimentée.

Je suis évidemment responsable de mes paroles et de l’effet qu’elles provoquent. Je tiens donc à réaffirmer ici qu’il ne s’agit en aucune manière d’un dossier qui doit être lu d’une manière communautaire mais qu’à l’inverse, les catastrophes environnementales ne connaissent pas de frontière. Tous les niveaux de pouvoirs publics, au-delà des frontières des Régions et des Communautés, doivent s’unir, se concerter et collaborer pour assurer un maximum d’efficacité dans la lutte contre les effets ravageurs de telles pollutions. C’est parce que cela n’avait pas été compris, probablement à cause d’une maladresse de ma part, que nous avons présenté nos excuses publiques via un communiqué de presse, des excuses qui ont trouvé bien moins de place que la polémique, naturellement.

Par cette réponse à votre interpellation, je voulais vous dire que je suis plus que jamais une militante du dialogue, du vivre ensemble et du droit à la différence, ainsi qu’une porte-parole qui espère être digne d’un parti qui prône depuis toujours le dialogue communautaire et le concrétise au quotidien au travers de son travail permanent avec Groen ! et au travers de son programme institutionnel.

En souhaitant que la Belgique trouve la voie de l’apaisement en 2010 et permette à l’ensemble de ses habitants de vivre harmonieusement.

Sarah Turine Co-présidente Ecolo

Interpellation de Jan Goossens

vendredi 8 janvier 2010

Rencontre avec l'UCP, le mouvement social des aînés

Le 6 janvier, jour de l'épiphanie, l'UCP, en rois mages, organise traditionnellement un tour de visite des présidents de parti pour exposer leurs constats et leurs revendications en matière de politique des aînés. Je les ai rencontrés, accompagnée de Georges Gilkinet, notre parlementaire de référence sur ces questions. Rencontre brève mais intéressante, où nous avons pu échanger nos points de vue et nos inquiétudes convergentes sur l'avenir des pensions.

En effet, aujourd'hui, rien ou quasi n’est fait pour assurer le paiement des pensions du premier pilier (la pension pour toutes et tous, la pension légalee), ce n’est pas acceptable. Vu les circonstances budgétaires, le Gouvernement a abandonné la stratégie de pré-affectation des recettes au fonds du vieillissement , destiné à absorber le choc de l’arrivée à la pension des enfants du baby boom, mais, pour l'instant, il ne propose aucune autre perspective que le retour à l’équilibre budgétaire. C’est problématique : 1. Les pensions actuelles sont trop basses et ne permettent pas un niveau de vie décent. Malheureusement, il semble que rien ne sera fait sous cette législature pour les relever 2. De façon assez logique de la part des citoyens, face à l’inquiétude de ce sous-financement de la pension légale, les gens qui en ont les moyens souscrivent à des assurances pensions privées, ce qu'on appelle les pensions des 2ème et 3ème piliers. Ces pensions sont moins solidaires, et néanmoins coûteuses pour l’Etat (puisque la souscription à cette assurance pensions permet de bénéficier d'une exonération d'impôt. c'est bien sur logique pour le citoyen, s'il n'a pas une pension légale suffisante. Néanmoins, comme tout le monde n'a pas les moyens d'y souscrire, c'est évidemment moins solidaire). En outre, ces fonds de pensions privés,en l’absence de régulation volontariste, ont participé et participent encore de la bulle financière qui a conduit aux dégâts énormes qu’a connus notre économie ; 3. ça reporte le problème et laisse aux générations futures la responsabilité de trouver des solutions pour les paiements des pensions.

Nous avons fait des propositions très construites en la matière, notamment pour corriger le système des intérêts notionnels pour qu’il soit moins coûteux pour les finances publiques et plus utile en termes de création d’emploi, ensuite pour faire participer les revenus du secteur financier à la solidarité organisée dans le cadre de notre sécurité sociale, et enfin pour mieux réguler les pensions du 2ème et du 3ème piliers et faire en sorte qu’elles participent au financement de la pension légale et de la solidarité organisée dans le cadre du premier pilier. Elles restent pour l'instant lettre morte, mais nous n'abandonnons pas le combat!

Parallèlement, tout l'enjeu est aussi de combattre l'isolement des personnes âgées, en travaillant sur les questions de mobilité (transports en commun, chèques, taxis,..) mais aussi sur l'amélioration des possibilités de services d'aide à domicile et enfin en réfléchissant aux hébergements alternatifs aux maisons de repos qui permettent néanmoins aux personnes âgées de maintenir voire développer du lien social. L'accès aux activités culturelles,sportives et de loisirs doit également attirer l'attention des pouvoirs publics.

Lire aussi :

- Photos et retour de leur visite sur leur site

- communiqué de presse d'Ecolo en septembre dernier

mardi 22 décembre 2009

Pleins de petits bonheurs pour 2010

voeux2010_preview.jpg

jeudi 17 décembre 2009

Elisez votre "Bruxellois de l'année" sur le site du Vlan

Je viens de découvrir que le vlan me proposait comme candidate ecolo à la nomination du ou de la Bruxelloise 2009. C'est pour saluer mon accession à la co-présidence! C'est une geste symbolique alors que je ne fais qu'arriver et que j'ai encore toutes mes preuves à faire, mais je suis évidemment flattée par ce clin d'oeil et ne peux m'empêcher de vous inviter à aller jeter un oeil sur ce site... évidemment ;-)

mardi 15 décembre 2009

Le nouveau décret "inscriptions" est arrivé!

A condition que cela ne devienne pas une tradition saisonnière, je ne suis pas mécontente de l'accord conclu par le gouvernement de la Communauté Française pour le nouveau décret inscriptions. Si bien entendu, il est le fruit d'un compromis entre trois partis politiques et de la concertation avec l'ensemble des acteurs, et si bien entendu on ne le considère pas comme le premier outil pour lutter pour plus de mixité scolaire et pour lutter contre l'échec scolaire, mais qu'on le voit d'abord et surtout comme un outil pour "réguler" les inscriptions et permettre un système d'inscriptions juste, non arbitraire, transparent et équitable, alors on peut affirmer qu'on est sur la bonne voie avec ce décret! Un formulaire unique qui permet de suivre le choix des parents tout en priorisant la mixité sociale et des critères diversifiés en cas de demande d'inscriptions plus nombreuse que le nombre de places disponibles. Plus d'infos sur ses caractéristiques ici

Il reste maintenant, et ce n'est pas une mince affaire, à travailler d'arrache-pied à l'amélioration des conditions d'enseignement pour lutter contre l'inégalité scolaire et contre l'échec scolaire. bon courage au Gouvernement!

samedi 12 décembre 2009

Au Sommet de Copenhague...

Ce vendredi en train, je suis partie avec une trentaine de militants et parlementaires écolo au sommet de Copenhague, dans le train des associations. Nous y allons parallèlement à nos deux ministres (qui eux font partie de la délégation officielle) pour soutenir le mouvement et faire pressions sur les négociateurs pour arriver à un accord.

Vous pouvez suivre nos péripéties depuis le blog écolo

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dimanche 29 novembre 2009

La co-présidence... Dialogue et convictions

Vendredi 20 novembre, j'ai donc été désignée par le Conseil de Fédération co-présidente d'Ecolo en remplacement d'Isabelle durant, aux côtés de Jean-Michel Javaux, pour terminer le mandat en cours (jusque 2011).

La tâche n'est pas simple. Du haut de mes 36 ans et de mes 6 petites années d'engagement chez Ecolo, je n'ai évidemment pas la prétention d'apporter à la co-présidence un savoir, une expérience et une vérité qui lui auraient manqué.

Alors que vais-je apporter? Sans doute justement mon parcours atypique me permettra-t-il d'apposer un regard neuf, mais non exclusif, sur la façon d'aborder les réflexions et les positionnements.

Dialogue et convictions sont les deux mots-clés qui me font avancer et me guideront dans ce mandat. Sur base des convictions que nous avons tous en nous, le dialogue doit permettre des solutions démocratiques et durables.

Si j'ai la conviction profonde que nous ne pouvons plus continuer à "réparer" les conséquences négatives d'un système économique qui a montré toutes ses limites, j'ai la conviction aussi que la transition vers un nouveau système économique, redéfinissant la prospérité et permettant le bien-être pour tous, dans le respect des capacités et des limites de notre environnement, cette transition donc nécessite un travail de dialogue entre les différents acteurs. La solution,le projet de société vers laquelle nous devons tendre ne se construit pas tous seuls, chacun dans son coin et les écologistes dans leur fief et leurs utopies. Les solutions seront applicables et durables si elles sont le fruit d'un dialogue et d'une compréhension mutuelle.

Si j'ai la conviction que la Belgique est une réalité non dépassée et que nous ne pouvons plus laisser pourrir le dossier de BHV et de la réforme institutionnelle car il pèse sur l'ensemble de la vie politique, alourdissant la dynamique d'un gouvernement en proie à d'autres défis plus importants que sont l'augmentation du chômage, la crise climatique, l'éducation, les pensions,.... et renforcement un climat de méfiance et d'éloignement entre les deux grandes communautés du pays, j'ai la conviction profonde que nous n'y arriverons qu'à l'épreuve de l'humilité de chaque parite d'accepter de ne pas détenir l'unique vérité et d'accepter un réel dialogue. La solution ne pourra être que négociée et équilibrée et ce ne sont pas que des mots.

Pour évoquer un troisième exemple, je pourrais citer l'enjeu de la fracture sociale et culturelle de Bruxelles, mais celui-là, je l'ai déjà évoqué dans de nombreux autres billets.

Ces mêmes-mots clés guideront aussi le travail de la mission interne de la co-présidence.

J'en parlerai régulièrement ici.

jeudi 19 novembre 2009

Quand le défi de la mixité sociale rencontre celui du manque de places dans les écoles bruxelloises - 2ème épisode

Le sujet du boom démographique et du manque de places dans les écoles bruxelloises est venu en débat en séance plénière du Parlement par le biais d'une interpellation de Caroline Désir. Il m'a dès lors semblé important d'insister sur le lien à faire avec l'enjeu de mixité et d'inclusion de tous.

Voici mon intervention règlement) "

Madame la ministre, comme cela a déjà été évoqué lors des débats en commission, le boom démographique en Région bruxelloise ne doit pas être pris à la légère, je sais que vous en êtes consciente. Il serait judicieux que les différents ministres de la Communauté française s’en saisissent, en collaboration avec leurs homologues bruxellois. Nous nous félicitons de la proposition de Mme Huytebroeck d’organiser une conférence interministérielle et nous ne doutons pas que le sujet suscite l’intérêt de tous les ministres.

L’impact du boom démographique sur l’éducation nécessite de se pencher sur le manque de places, en tenant compte de la diversité socio-économique et culturelle de notre Région. D’après les chiffres du Bureau du plan et de Brussels Studies, le boom démographique entraînera un rajeunissement de la population. La dualisation socio-économique et le pourcentage de la population dont le français ou le néerlandais n’est pas la langue maternelle risquent d’augmenter. Bruxelles enregistre une hausse des flux migratoires externes de personnes bien souvent non francophones ou non néerlandophones, au statut socio-économique souvent précaire. Par ailleurs, Bruxelles déverse vers les deux autres régions des flux internes de migration de populations jeunes, aisées, avec enfants, alors que les populations défavorisées restent dans la Région. Ces populations défavorisées, en majorité d’origine étrangère et avec un taux de natalité élevé, se retrouvent surtout dans le croissant pauvre de Bruxelles. Ces éléments sont porteurs de perspectives d’aggravation des problèmes sociaux, scolaires et de ségrégation spatiale. Sur la base de ces constats, au-delà du nombre de places dans les écoles, il nous paraît essentiel d’assurer un renforcement des moyens pour l’apprentissage et la maîtrise de la langue de l’enseignement. Il ne faut pas oublier le défi de la mixité sociale. Dans l’élaboration du décret « inscriptions » en gestation ou pour d’autres mesures à venir, il faut assurer un renforcement de la mixité en termes d’infrastructures et d’encadrement et tout faire pour supprimer la dualisation que nous connaissons aujourd’hui dans l’enseignement. Madame la ministre, j’aimerais connaître votre opinion sur toutes ces dimensions."

La réponse de la Ministre ainsi que l'ensemble du débat seront bientôt disponibles sur le site du PCF.

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